samedi 25 juillet 2009

Le concept du crime d'honneur, démystifié par Djemila Benhabib (et une montée de lait de ma part)







Quatre femmes assassinées
Crime d'honneur ou contrôle des femmes?

Agence QMI Marc-André Séguin

24/07/2009 23h36


Les crimes d'honneur, associés à la nécessité de préserver l'honneur familial, sont plus souvent qu'autrement des outils de contrôle des femmes, dénonce Djemila Benhabib, auteure du livre «Ma vie à contre-Coran».


«Quand on parle de crimes d'honneur, on parle de crimes
prémédités commis par des membres de la même famille, souvent des hommes, à l'encontre de femmes qui ont fauté, explique madame Benhabib. Ce sont des femmes devenues des taches et dont il faut se débarrasser.»


Djemila Benhabib ne mâche pas ses mots, lorsqu'on aborde la question de crimes d'honneur, comme
celui relevant des arrestations portées cette semaine à Kingston. «Comment se fait-il que des filles qui vivent dans notre pays aient vécu un geste aussi barbare et, surtout, pourquoi ne l'a-t-on pas vu venir?»

L'auteure,
aussi connue pour avoir fortement dénoncé la décision de la Fédération des femmes du Québec de se porter en faveur du port du voile islamique dans les institutions publiques québécoises, connaît bien le phénomène. Elle en a elle-même souffert dans son pays d'origine, l'Algérie, et milite fermement contre toute forme de radicalisme islamiste à l'encontre des femmes.

Selon madame Benhabib, la famille en cause dans cette histoire appartient à une société pour qui le contrôle de la femme est «
absolu», allant de la manière de s'habiller et d'interagir avec les gens aux choses «les plus banales». Tout acte sortant du cadre fixé fait l'objet d'une menace au sein de la famille et doit être puni, explique-t-elle.

«Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans ces situations nous avons affaire à une société
traditionnelle patriarcale qui considère la femme comme étant un objet et non comme étant un sujet. Dans ce contexte, commettre un acte de violence à son égard n'est donc pas grand-chose.»

Les éléments répréhensibles ne comprennent pas que les actes «graves». «Ça peut aller d'une simple futilité : brûler le repas, avoir raccourci sa jupe ou jeter un regard sur un voisin! Ce ne sont pas des actes qui soulèveraient nécessairement
l'indignation, lorsqu'on est une personne normale.»

Mais, c'est que la femme est associée à l'honneur de
la tribu, de la collectivité et de la famille, avance-t-elle. «Pour cette société, l'honneur de la tribu et de la famille est entre les cuisses des femmes. Toute transgression en ce sens devient un déshonneur.»

Or, tout déshonneur, peu importe sa source, peut ensuite nécessiter une intervention. «Dès lors qu'on considère que la femme constitue une tache pour la famille, on décide, en
collectif, comment y remédier et il n'est pas rare que ça se solde par la violence ou par l'élimination, tout simplement.»



Le Journal de Québec




La même journée de son entrevue au Journal de Québec, Djemila Benhabib signait une lettre d’opinion dans le journal La Presse.

Voici cette lettre!





Publié le 24 juillet 2009 à 06h33 Mis à jour le 24 juillet 2009 à 06h35

Des meurtres banalisés


Hier, la police de Kingston a fait des révélations troublantes au sujet du meurtre des quatre femmes d'origine afghane de la famille Shafia, soient trois soeurs de 19 ans, 17 ans et 13 ans, ainsi que la première épouse du père, retrouvées mortes dans le canal Rideau. Le père, la mère et leur fils de 18 ans ont été accusés de meurtre prémédité et de conspiration.

Bien qu'il soit prématuré de qualifier ce meurtre de crime d'honneur, l'hypothèse n'est pas à écarter. Elle est même considérée comme une piste sérieuse à explorer scrupuleusement.

Quiconque connaît un peu la situation des femmes dans les pays
musulmans sait que des crimes d'honneur y sont commis! D'ailleurs, l'ONU avance le chiffre de 5000 crimes d'honneur par année perpétrés essentiellement au Pakistan, en Afghanistan, en Iran, en Égypte, en Jordanie, au Liban, en Turquie, au Yémen et au Maroc.

Réduites au silence, enfermées, humiliées, violentées, des femmes sont aussi
assassinées par un ou par plusieurs membres de leur famille qui jugent leur comportement indécent. C'est comme si l'honneur des hommes se logeait entre les cuisses des femmes. C'est comme si le sexe des femmes était la propriété exclusive des hommes. Le corps aussi, d'ailleurs!

C'est bien pour cela qu'on dissimule «l'objet de la tentation» sous des
étoffes moyenâgeuses. Qu'il s'agisse du hidjab ou de la burqa, leur fonction est toujours la même : camoufler le corps des femmes pour contrôler leur sexe! Dans les pays musulmans, le statut des femmes est un enjeu politique considérable. La place qu'on leur accorde dans la société traduit, forcément, une vision du monde qu'on défend. Les intégristes le savent fort bien.

Le traitement que subissent les femmes dans les pays musulmans n'est, malheureusement, plus confiné à cette région du monde. La barbarie s'exporte sous couvert de la culture et de
la liberté religieuse en Europe, mais également en Amérique du Nord. La guerre des intégristes, en Europe, est aussi une affaire de famille, une intervention interne.

Son objectif? Couper
le cordon ombilical qui relie les musulmans à leur pays d'accueil et leur enlever l'envie sincère de devenir Français, Allemands ou Britanniques pour, ensuite, les précipiter dans l'univers émotionnel de la Oumma, la communauté islamique, cette Internationale de la foi qui fait fi des passeports, des langues et des drapeaux! La Oumma exige de vivre selon ses lois qui nient celles de l'Europe ou bien qui les manipulent.

L'exemple britannique

Le 23 janvier 2006, Banaz Mahmoud Bakabir Agha, une jeune femme d'origine kurde, est sauvagement assassinée dans la banlieue de Londres. Étranglée et enterrée dans une malle dans le jardin de la maison familiale, son corps est retrouvé le 28 avril. Ses assassins : son père et son oncle! Ce qui est d'autant plus scandaleux dans cette affaire, c'est l'inaction de la police métropolitaine de Londres à qui Banaz avait exprimé à maintes reprises ses craintes d'être tuée, le tout sans qu'aucune protection ne lui soit offerte.

L'exemple britannique illustre comment une forme
relativiste de multiculturalisme peut entrer en conflit avec les droits des femmes et la façon dont les crimes d'honneur, loin de disparaître au fil des générations de migrants qui s'établissent dans de nouveaux pays, est peut-être même à la hausse.

La police britannique est en train de se pencher sur la mort de 117 cas de femmes disparues dans des circonstances mystérieuses ces 15 dernières années. Une étude du
Center For Social Cohesion intitulée Crimes of the Community, parue en février 2008, a recueilli de nombreux témoignages de femmes victimes de violences familiales. L'enquête montre, également, comment la complicité des autorités publiques banalise les crimes d'honneur et sert les chefs religieux intégristes.

Plus proche de nous,
le 10 décembre 2007, un crime d'honneur a été commis contre une jeune adolescente de 16 ans, Aqsa Parvez, dans la région de Toronto. Le meurtrier, son père, ne supportait guère la façon d'être, de vivre et de s'habiller de sa fille. Cette dernière avait, d'ailleurs, inventé toutes sortes de combines pour se débarrasser de ce voile encombrant que lui imposait sa famille. Bien que son assassinat ait fait du bruit d'un bout à l'autre de notre pays, au Québec, on s'est bien gardé de qualifier cet assassinat de crime d'honneur.

Aujourd'hui, bien du chemin a été fait! Il nous est, désormais, possible d'évoquer ouvertement la piste du crime d'honneur. Pas parce que nous souhaitons
stigmatiser une communauté, mais parce que les filles et les femmes, quelle que soit leur culture, ont le droit de vivre leur vie comme elles l'entendent! Il est de notre devoir, en tant que société, de les encourager à le faire.


Djemila Benhabib

L'auteure a publié le livre «Ma vie à contre-Coran», chez VLB Éditeur.




On attend toujours la réaction des fémi-fascistes de la Fédération fémi-fasciste du Culbecistan sur ce crime odieux.


Je suppose qu’elles doivent penser comme ce p’tit crétin qui a écrit le cinquième commentaire à partir du bas de la page de
ce lien.





yvelep

23 juillet 2009

18h32


Malheureusement, dans les sociétés occidentales qui carburent à la consommation et à l'éphémère, l'honneur est une valeur noble qui est pratiquement disparue. Alors que nous avons la chance d'accueillir en notre pays une famille pour qui l'honneur est une valeur primordiale, nous nous apprêtons à la condamner sans procès. Une société tolérante et ouverte sur le monde devrait, plutôt, s'adapter aux coutumes et religions d'autres pays auxquelles elle est exposée, grâce à l'apport inestimable de l'immigration. Ainsi donc, permettre l'application de la charia en nos terres nous offrirait la chance extraordinaire de pouvoir nous enrichir d'une culture et d'une religion millénaire.






Sans commentaire!

Comment peut-on être aussi sans-coeur en se drappant dans
le linceul de la tolérance? J’ai eu envie de pleurer en lisant ça. Pour moi, c’est aussi pire que le deuxième Rapport Durham qu’est le Rapport Bouche-Marde-Tes-Lards. L'ouverture sur le monde et la tolérance ne veulent pas dire de s'écraser devant les islamistes et les intégristes qui veulent nous imposer leurs valeurs rétrogrades dans le fond de la gorge.


Yvelep, vous n’êtes qu’
un traître à la nation québécoise et un danger pour l’Occident et pour ses valeurs, de même que pour l’égalité des sexes et pour le droit des femmes de faire ce qu’elles veulent de leur propre corps. Vous prônez l’établissement et l’étatisation d’une religion totalitaire et violente au Québec pour mieux nous anéantir et vous-aussi, car, ce faisant, les fous d’Allah ne vous épargneront pas, parce que vous leur avez permis de nous envahir. Bien au contraire, ils ne vous seront pas redevables. Ils vont, tout simplement, vous faire rentrer dans le rang, comme ils vont le faire avec nous tous, d’ailleurs.

Dois-je enlever les tableaux qui sont accrochés sur les murs de ma maison quand je reçois de la visite? Bien sûr que non, car, quand je reçois de la visite chez-moi, ce sont mes invité(e)s qui doivent s’accommoder au décor de ma maison. Ce n’est pas à moi de changer le décor de ma maison pour leur plaire. Les gens qui veulent venir s’établir chez-nous doivent respecter nos lois, notre langue et nos valeurs et se trouver un travail pour contribuer à notre société, sinon
l’intégration n’est pas réussie.

Le crime d’honneur qui a eu lieu à Kingston est la triste démonstration des
failles et des sérieux problèmes qui sont en train d’affliger notre système d’intégration des immigrants et, un jour ou l’autre, il faudra bien se poser de sérieuses questions là-dessus, voire même remettre en question l’avenir même du multiculturalisme comme système d’intégration viable.

Un idiot utile, c’est tout ce que vous êtes, yvelep!

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