jeudi 30 septembre 2010

Encore un multiplillet!!!








La Marche bleue «citoyenne» (pfff!!!!) n’aura duré que le temps des roses



Le crisse de Labeaume subventionne la Marche bleue, le mouvement soi-disant «citoyen» pour appuyer le retour des Nordiques de Québec, pour, environ, 9000$!!!

Et vive le corpo-fascisme labeaumiste, s’tie!!!

C’est une bonne raison pour ne pas se pointer à cette marche qui n'est plus un mouvement de citoyens, mais qui est, bel et bien, devenue un fan-club de corpo-fascistes qui est piloté, en coulisses, par Régis Labeaume!!! Le retour des Nordiques, si il devait avoir lieu, doit être quelque chose de populaire, pas quelque chose de politique
!!!


John Gomery comme DGEQ : oui, monsieur!!!





Adieu, Gigi!!!










Le
Service de police de Lévis est en crise





Maurice Duplessis : le vrai père de la Révolution tranquille???


Tout d’abord, je vous copie-colle, ici même, ce commentaire que j’avais écrit, en mai dernier, sur le blogue de Joanne Marcotte :

Étrangement, je suis souverainiste et je ne vois pas Maurice Duplessis comme étant le bourreau qui est dessiné par les gauchistes!!! L’étiquette de la «Grande Noirceur» et les mots «tyran», «dictateur» et «monarque» ont été collé à son nom et à son époque, d’abord, par les monarcho-fédérastes de la gau-gauche communiste de Cité libre (les futurs Pierre Elliott Trudeau, Jean Marchand, Gérard Pelletier, Pierre Vadeboncoeur, etc.) qui avaient une vision ultra-centralisatrice du Canada!!!

Dans un documentaire récent que j’ai pu voir sur la Canal de l’Assemblée nationale, il a été dit que ces gens détestaient Duplessis, parce que celui-ci était pour le respect intégral du Pacte de 1867, sinon «on va se séparer»!!! C’était rare que l’on entendait ça au Québec, dans les années 1950, mais Duplessis, lui, a dit ces mots-là, lorsqu’il a créé l’impôt québécois sur le revenu!!! Pour expliquer son projet d’impôt québécois, Duplessis avait repris la thèse des Pères-fondateurs du Canada, car, dans l’AANB de 1867, il est écrit noir sur blanc que seules les provinces ont le droit d’imposer le revenu!!!

Au XXe siècle, pour financer la machine de guerre du Canada, le fédéral est sorti de ses champs de compétences de la façon la plus anti-constitutionnelle qui soit, en volant aux provinces le droit d’imposer le revenu, afin de créer l’impôt fédéral!!! Ottawa a trahi sa signature de 1867 et, selon les communistes monarcho-fédérastes de Cité libre, il aurait fallu que le Québec se laisse plumer de cette façon!!! Or, Duplessis ne l’entendait pas ainsi et, grâce à son entêtement qui découlait de ses convictions autonomisto-affirmationnistes quasi-souverainistes qui ont fait sa marque, Ottawa n’a pas eu le choix de baisser les points d’impôt, afin de permettre la création de l’impôt québécois et de rapatrier, d’une certaine façon, cette compétence provinciale-là, au Québec, d’abord, et aux autres provinces, ensuite!!!

Duplessis voyait bien que le Québec se faisait voler par Ottawa et que le Pacte de 1867, qui était centralisateur, mais moins que les communistes monarcho-fédérastes de Cité libre ne l’auraient souhaité, devait être décentralisé, afin de permettre une plus grande autonomie au Québec et aux provinces, sinon «on va se séparer»!!!

D’ailleurs, la création du drapeau du Québec entrait dans cette tendance!!! Mais, le plus drôle, c’est que l’opposition à Duplessis l’avait accusé de flamber l’argent des contribuables pour avoir financé la construction de plus de 4000 écoles et de plusieurs universités, dont l’Université Laval!!! C’est, aussi, grâce au réseau scolaire des collèges classiques qu’il a permit aux jeunes de s’instruire et de faire, plus tard, la Révolution tranquille qui libéra le Québec du joug de la secte catholique!!!

Le gouvernement de René Lévesque, qui était le gouvernement le plus instruit et le plus cultivé de toute l’Histoire du Québec, était entièrement constitué (mis à part Claude Charron) de gens dont leurs éducations universitaire, intellectuelle et professionnelle étaient antérieures à 1960!!! Vraiment, on a écrit n’importe quoi, dit n’importe quoi et pensé n’importe quoi sur Duplessis!!!

Maurice Duplessis est, sûrement, le meilleur premier ministre du Québec de la première moitié du XXe siècle, car c’est lui qui a contribué à nous emmener vers les années de lumières qui viendront plus tard
!!!


Ensuite, pour remettre les choses dans leur contexte, voici cet article de Christian Rioux du Devoir qui vaut la peine que je le reproduise jusqu’au bout :

Il y a un demi-siècle débutait la Révolution tranquille!!! Moment-fondateur du Québec moderne ou simple rattrapage d’une société minoritaire en Amérique du Nord??? De la définition de cette période de réformes accélérées dépend la perception même du Québec d’aujourd’hui!!! Dans une série de quatre articles, Le Devoir explore quelques-uns des grands mythes de ce moment charnière de notre Histoire!!!

Les révolutionnaires tranquilles ont sculpté sur mesure le mythe de la Grande Noirceur!!! Le temps serait-il venu de s’en débarrasser???

«C’est plus qu’un changement de gouvernement, c’est un changement de vie [...]!!! Le peuple méritait cette victoire. Malgré les chaînes, il a voulu se libérer de l’esclavage!!!»

Ces mots ne sont, ni ceux de Martin Luther King, ni ceux de Abraham Lincoln!!! Ils sont, plutôt, ceux du premier ministre libéral Jean Lesage, qui décrivait, en ces termes, sa victoire du 22 juin 1960, qui mettait fin aux 16 années de règne de Maurice Duplessis!!! Dès le début de ce qu’on nommera la Révolution tranquille, le ton était donné!!! Pour ses artisans, il s’agissait d’une rupture radicale, quitte à noircir un peu le tableau de tout ce qui les avait précédés!!!

Un demi-siècle plus tard, rares sont les historiens qui oseraient reprendre à leur compte les mots de l’historien Fernand Ouellet, pour qui «la Révolution tranquille marqua, incontestablement, pour les Québécois francophones, le moment capital de leur entrée dans la modernité»!!! Même un sociologue qui est aussi critique du nationalisme d’avant 1960 que le sociologue Gérard Bouchard admettait, en 2004, que sa génération avait «érigé un véritable barrage, dans le cours du temps!!! Il fallait, à tout prix, que le Québec de 1960 inaugure un temps qui était radicalement neuf, qu’il ne doive rien à son passé immédiat!!! Comme un bâtard, on ne lui reconnaissait pas d’ascendance!!!»!!!

Représentant d’une nouvelle génération d’historiens qui est soucieuse d’exercer son droit d’inventaire, Éric Bédard juge que «les libéraux des années 1960 ont noirci le tableau, en accréditant la thèse d’un Québec moyenâgeux!!! Ces idées ont été véhiculées partout et elles ont été relayées par beaucoup d’intellectuels!!! Ces gens étaient détestés par le régime de Duplessis!!! Ils ont rendu à Duplessis la monnaie de sa pièce, en accréditant la mythologie de la Grande Noirceur!!!»!!!


Maurice Duplessis : père de la Révolution tranquille???

On ne compte plus les affirmations selon lesquelles, le 22 juin 1960, date de l’élection de Jean Lesage, Séraphin Poudrier se serait, tout à coup, métamorphosé en un jeune ingénieur qui est diplômé de l’École Polytechnique!!! Nous serions bien les premiers à entrer dans la modernité en Chevrolet, ironisait le sociologue Gilles Gagné!!! En 1960, le Québec est, en effet, très loin d’être un pays sous-développé!!! Il dispose d’une industrie manufacturière qui est à la fine pointe du progrès et sa croissance industrielle n’a rien à envier à celle de l’Ontario!!! Il y a, aussi, belle lurette que sa population a déserté les campagnes pour la ville!!!

Un brin provocatrice, l’historienne Lucia Ferretti va même jusqu’à affirmer que le véritable père de la Révolution tranquille ne se nomme pas Jean Lesage ou René Lévesque ou Paul Gérin-Lajoie, mais bien…Maurice Duplessis : «Sans les acquis des années 1940 et 1950, il n’y aurait jamais eu de Révolution tranquille!!! C’est une évidence!!! La Révolution tranquille ne pouvait pas naître de la cuisse de Jupiter!!!», dit-elle!!!

Lucia Ferretti ne voit pas comment que les successeurs de Duplessis auraient pu déclencher un grand mouvement de réformes, sans la résistance forcenée de ce dernier aux empiètements d’Ottawa : «Duplessis n’a pas résisté dans tous les secteurs, mais il a résisté dans plusieurs secteurs, comme celui de l’affirmation symbolique de notre identité!!! Ce n’était pas rien d’adopter le drapeau du Québec!!! On ne peut pas, non plus, imaginer l’État québécois des années 1960 sans l’impôt sur le revenu qui a été créé par Duplessis!!!»!!! Duplessis livrera à ses successeurs un État qui était, certes, sous-équipé, mais qui était sans dette, ce qui leur permettra de se lancer dans une vague de réformes sans précédent!!!

Ces nouveaux historiens, pour qui la Grande Noirceur est, de moins en moins, une notion utile, n’ont-ils, donc, rien à reprocher à Maurice Duplessis??? Selon Lucia Ferretti, le point qui est le plus noir du «cheuf» résidait dans sa manière de gouverner, qui était anachronique, discrétionnaire et arbitraire!!! C’était le patronage et le clientélisme qui étaient érigés en système : «Cela, personne ne le conteste!!! Mais, je ne suis pas sûre que le maccarthysme, aux États-Unis, et la Big Blue Machine conservatrice, en Ontario, ne valaient pas le duplessisme, au Québec!!!»!!!


La honte de nos pères

Parmi ceux qui condamnèrent, radicalement, le Québec des années 1950, on retrouvait, aussi bien la revue Parti pris, pour qui le Québécois était un «colonisé», que les signataires du Manifeste du Refus global (1948) et les intellectuels de la revue Cité libre!!! Faut-il s’étonner, alors, que plusieurs des artistes qui signèrent ce manifeste, ainsi que le principal animateur de Cité libre, Pierre Elliott Trudeau, décidèrent de faire carrière hors du Québec??? Personne ne fut aussi tranchant que Trudeau, qui dénonça une nation qui était «anémiée culturellement», qui était «dépourvue économiquement», qui était «attardée intellectuellement» et qui était «sclérosée spirituellement» (Cité libre, avril 1962)!!!

Dès 1956, le rédacteur en chef du Devoir, André Laurendeau, avait perçu, dans le futur premier ministre du Canada, «un Canadien français qui était déçu des siens» et qui avait «honte d’avoir de tels pères»!!! Cette perception du Québec des années 1950 aura un écho dans toutes les familles politiques!!! Dès 1969, le sociologue Fernand Dumont appela, pourtant, ses compatriotes à envisager Maurice Duplessis d’une manière qui serait moins passionnelle et plus détachée!!! «Peut-être que le moment est venu de le comprendre!!!», disait-il!!! Il voyait, dans ces condamnations qui étaient sans appel, un «alibi à notre société actuelle pour se définir négativement», comme si la Grande Noirceur était la version moderne du porteur d’eau!!!

En 1977, lors du dévoilement de la statue de Maurice Duplessis, devant l’Assemblée nationale, René Lévesque fut l’une des rares personnes qui étaient présentes à user de son droit d’inventaire!!! Sans rien pardonner à la Loi du cadenas et à la répression anti-syndicale, il refusa de blâmer «ce lointain premier ministre» d’avoir aidé la classe agricole, d’avoir accéléré le développement économique du Québec et d’avoir réussi à faire baisser la taxation fédérale!!!

Pour Éric Bédard, il est plus que temps de rompre avec les jugements à l’emporte-pièce qui fondent le mythe de la Grande Noirceur et, du coup, celui de la Révolution tranquille : «C’est une chose de rompre avec le Canada français comme projet politique, qui était le projet de Henri Bourassa, ce Canada biculturel utopique, mais, ça en est une autre de renoncer au Canadien français comme personnage et d’en avoir honte!!! C’est ce que je sens chez beaucoup de révolutionnaires tranquilles!!! Il y a de ça, dans la mutation du Canadien français en Québécois!!! Le Canadien français, c’est le père ou le grand-père dont on a un peu honte!!! Ça a peut-être permis de mobiliser, mais ça nous a, aussi, coupés de nos racines!!!»!!!

On comprendra que Lucia Ferretti ait vu, d’un mauvais oeil, apparaître, depuis quelques années, des critiques qui étaient tout aussi radicales de la Révolution tranquille que celles qui avaient caractérisé l’époque de Maurice Duplessis, comme si la Grande Noirceur avait, soudain, changé de camp et de génération!!!

«Au Québec, chaque génération a tendance à se construire sur le rejet de la génération précédente!!! C’est un peu cela qui nous tue!!! La génération de la Révolution tranquille s’est, entièrement, construite sur le rejet de ce qui existait avant elle!!! Si tout ce qu’on avait fait avant 1960 était si mauvais que ça, si on était tellement attardés, si on était tellement abrutis et si on était tellement sous la domination de l’autoritarisme politique et religieux, comment, après ça, avoir confiance en soi, pour construire un pays???», dit-elle
!!!

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